
Si comme moi vous appréciez les parcs à thèmes mais vous vous trouvez régulièrement en désaccord avec le directeur artistique des lieux - si tant est qu'il y en ai eu un - ce qui suit pourrait vous intéresser.
Disneyland, Californie est sur le point de surfer sur une tendance urbaine, aux antipodes des niaiseries dont les sacro-saintes familles raffolent: les Toyz.
Les toyz, c'est ce que l'on pourrait qualifier de jouets pour adultes dont la fonction est principalement décorative (parfait dans un salon) ou de collection (parfait dans une vitrine dans un salon). Généralement, il s'agit de figurines en vinyle entre 4 et 20cm de haut designés par des artistes contemporains de la scène street. L'idée étant qu'une même figurine manufacturée en série soit customisée par différents artistes.

Disney s'apprête donc à sortir sa propre collection de toyz "Vinylmation" , dont l'aspect de la figurine prendra l'apparence d'un Mickey Mouse stylisé qui revêtira le papier peint de Haunted Mansion, le costume du yeti de Matterhorn Bobsleds, celui de Kermit la grenouille ou encore celui de Figment, l'ancienne mascotte d'Epcot Center.
Vous l'aurez compris, il s'agit bien d'un pur truc de fans de l'univers de Disneyand, orienté vintage.

Bien que le traitement des figurines semble un peu cheap, on ne peut que se réjouir que Disney élargisse un peu ses cibles et arrête enfin de négliger tout ce qui ne rentre pas dans le format de la gentille petite famille hétéronormée WASP, afro ou hispano américaine made in province.
D'autres exemples?
Les lignes de merchandising proposent de plus en plus de produits (faussement) vintage sur la culture interne à l'univers de Disneyland aux Etats-Unis.
L'Europe n'est pas en reste: dans le métro parisien, Disneyland avait organisé des happenings artistiques en octobre 2008.
Aussi, le complexe de Marne-la-vallée s'apprète à sortir Art of Duckumenta, un bouquin proposant un éventail de Mickey Mouse vus par l'art contemporain.

On peut se demander pourquoi Disney sort tout-à-coup du cadre auquel il nous avait habitué? La réponse doit avoir un rapport avec la crise, qui va commencer par appauvrir un peu plus encore les classes moyennes - très friandes de parcs d'attractions.
Le défi sera donc de convaincre les classes plus riches ET plus cultivées qu'aller à Disneyland n'a rien de prollo.
Bonne chance.
Lancement officiel de Vynilmation le 13 février 2009 au World of Disney de New York. Séries complètes à découvrir ici.
Photos ©Disney et WDWnewstoday.